La Gallery

18.01.11 > 27.02.11

José Carlos Fernandes

A Pior Banda do Mundo (Le plus mauvais groupe du monde)

Tout comme ses célèbres compatriotes Vasco de Gama et Magellan, le dessinateur portugais José Carlos Fernandes a entrepris de conquérir le monde.

Pas par voie maritime ni en se servant d’une boussole, mais avec un crayon et du papier. Avec sa série « A pior banda do mundo » (Le plus mauvais groupe du monde), Fernandes a réussi à faire rêver les lecteurs du monde entier. Grâce à ses clins d’œil rappelant de grands auteurs comme Borgès, Melville ou Pessoa, il fait même l’admiration des critiques littéraires. En outre, ses très nombreuses références au monde du jazz resteront longtemps gravées dans la mémoire de ses lecteurs. Pour toutes ces raisons, le CBBD est très heureux d’accueillir l’excellent José Carlos Fernandes dans sa Gallery.

Willem De Graeve, CBBD

Né en 1964 à Loulé, José Carlos Fernandes se consacre à la bande dessinée depuis 1989 et s’est définitivement imposé grâce à ce qui constitue jusqu’à aujourd’hui son chef-d’œuvre : A Pior Banda do Mundo (Le plus mauvais groupe du monde).

Dès les premières pages, le lecteur découvre la vie des habitants d’une cité dont il ignore presque tout : nul nom mentionné et une situation géographique floue. C’est une ville sans âge, jaunie par l’auteur, comme une vieille coupure de presse. Au sein de ce cadre résolument noir et urbain, évolue le plus mauvais groupe du monde, résultat d’un mélange inouï d’ineptie et d’absence totale de sens musical. José Carlos Fernandes dépeint un monde qui ressemble fort au nôtre, avec un art de la narration parfaitement maîtrisé et les histoires, indépendantes les unes des autres, racontent des destins qui se frôlent, s’entrechoquent, sans jamais vraiment se croiser.

Dans le deuxième tome, les membres du plus mauvais groupe du monde errent dans cette ville étrange, au gré de leurs minables engagements. Comme dans le tome précédent, l’auteur donne libre cours à son imagination débridée, suivant cependant un fil conducteur dans chaque partie : Les Ruines de Babel met l’accent sur les questions liées au langage et à la littérature et  La Grande Encyclopédie des connaissances obsolètes, sur le caractère poétique de l’imaginaire lié aux sciences.

Un univers d’une drôlerie douce amère, qui s’enrichit à chaque volume de surprenantes fantaisie.

Les éditions Cambourakis

En collaboration avec l'Ambassade du Portugal en Belgique et avec le soutien de l'Instituto Camões, la Banque BCP et les éditions Cambourakis



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